La prison est un univers qui fait intégralement partie de notre société mais que nous réléguons dans le coin le plus reculé de notre maison mentale : car la prison … c’est pour les méchants ! Et nous, nous sommes des gentils, n’est-ce pas ?
Nous oublions pourtant que chacun de nous peut potentiellement y atterrir, car nul ne sait par quel hasard ils peut être amené à commettre une infraction qui le sanctionnera d’un détour par la « case prison » – ne serait-ce en se défendant lors d’un cambriolage dans notre propre maison si nous avons le malheur de blesser un cambrioleur … Mais ça, c’est un autre débat !
D’ailleurs : Maison d’arrêt ou centre pénitencier – quelle différence ?
Nous sommes en compagnie de Alain CIAN, ancien visiteur en prison et François BOYER, qui dispense pour la Ligue des Droits de l’Homme des stages de citoyenneté. Ces stages concernent des personnes faisant objet de « condamnation avec sursis » ou « mesures alternatives » ou « plaider coupable »…
Plongez dans un monde qui nous reste – de préférence – inconnu, apprenez un peu plus sur son fonctionnement et interrogez vous avec nous sur la question :
Est-ce que la prison a un effet positif sur ceux qui y passent un certain temps ?
Nous en parlions en direct hier matin dans le journal local, les enseignants du collectifregroupant les personnels du lycée, du collège et des écoles maternelles de Lodèveont débrayé mardi 6 juin 2023. Ils avaient installé un barrage filtrant à l’entrée du lycée Joseph-Vallot.
Une Assemblée générale s’est tenue dans la foulée, avec des décisions prises par les enseignants lodévois.
On en parle avec l’un d’entre eux : Pierre, professeur au collège Paul Dardé. Il revient sur les actions futures décidées par le collectif d’enseignants.
300 personnes ont manifesté à Clermont-l’Hérault, le mardi 6 juin.
La mobilisation contre la #RéformeDesRetraites était en baisse hier dans l’Hérault.
9.000 personnes ont par exemple manifesté à Montpellier selon les syndicats, 2.500 selon la police.
Entre 1.000 et 2.500 manifestants étaient présents à Béziers ou encore à Sète.
Nous étions à Clermont-l’Hérault qui ne dérogeait pas à la règle, avec quelque 300 manifestants.
Dans le cortège, Odile, habitante d’Aumelas, avait du mal à croire au succès du mouvement de contestation de la réforme des retraites, deux jours après la publication des premiers décrets au journal officiel…
Alors, doit-on voir dans cette résignationla fin du match contre la réforme des retraites ?
Pour le syndicaliste Maurice Marion, de l’Union locale CGT Lodève Clermont, la détermination à faire tomber la réforme des retraites est quasi intacte… mais il va falloir trouver d’autres formes de contestation.
14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites, ce mardi 06 juin 2023 ! Plusieurs cortèges sont prévus dans l’Hérault.
L’intersyndicale veut faire pression sur la présidente de l’Assemblée nationale, avant l’examen de la proposition de loi des députés Liot portant sur l’abrogation de la réforme. A Lodève, des enseignants ont entamé un débrayage pour protester contre le pacte Enseignant et défendre les filières professionnelles.
Photos : Robert MARTIN Rph
Et puis dans la commune de Nizas, au nord de Pézenas, un incendie a
détruit près de 25 hectares de végétation, samedi 3 juin.
Le journal de 9h
Les titres :
C’est aujourd’hui, la 14e journée de mobilisation contre la réforme des
retraites ! Dans l’Hérault, de multiples manifestations sont prévues à cette occasion.
La Ville de Sète a attribué hier les noms de « Exodus 1947 » et « Commissaire Leboutet » à deux voies portuaires, où avaient embarqué des milliers de femmes, hommes et enfants juifs rescapés de la Shoah en 1947.
Invités : Laurent Paya et les élèves du lycée agricole de Gignac
Animation : Alix Audurier-Cros
Diffusion: vendredi 2 juin 2023 10h00
Re-diffusion : dimanche 4 juin 2023 19h15
Reportage: Marie Laloum, technique: Axel Sauvajon
Pour cette émission, nous nous sommes appuyés sur un projet des élèves de BTS du lycée agricole de Gignac sur la restauration du jardin du cloître de l’abbaye bénédictine de Saint-Guilhem-le-Désert. Le cloître a été déménagé au musée des cloîtres à New York au début du XXé siècle, puis des fouilles archéologiques ont été réalisées laissant un jardin très sommaire avec calades et cyprès .
Une première étude de restauration a été proposée par le lycée agricole de Gignac et acceptée par la mairie de Saint-Guilhem, la direction régionale des affaires culturelles. Alix Audurier-Cros professeur émérite de géographie et d’architecture et Laurent Paya, docteur en histoire de l’art et enseignant à Gignac animent cette visite.
Après avoir décrit les éléments bâtis (église romane du XIé siècle) et naturels (le Verdus et autres ruisseaux, pinède de Pins de Salzmann) de ce site, les différents aspects de la restauration sont abordés : le cadre historique, les techniques d’aménagement paysager anciennes, les évolutions actuelles en art des jardins et les possibilités apportés par les techniques modernes d’irrigation et des variétés fruitières et ornementales susceptibles d’être les mieux adaptées aux changements du climat.
Ce travail doit permettre pour chacun des élèves accompagnés par leurs encadrants de proposer un réaménagement de cet espace limité qui fera l’objet d’une restitution virtuelle en 3D avec chiffrage. Ces propositions seront proposées aux commanditaires.
Plus d’une centaine d’enseignants, parents d’élèves et élus ont organisé un pique-nique solidaire pour soutenir une nouvelle fois la demande de passage en Réseau d’éducation prioritaire (Rep+).
Depuis de nombreuses années, les écolesdu Centre-Ville d’Agde (Marie-Curie, Jean-Moulin, Jacques-Prévert, Frédéric-Bazille, Anatole-France et Jules-Ferry) et les deux collègesRené-Cassin et Paul-Emile Victor, demandent à entrer dans l’Éducation Prioritaire (REP+) avec le soutien des parents d’élèves et de la Mairie d’Agde.
Les écoles du Centre-Ville d’Agde et les deux collèges demandent à passer en Réseau d’éducation prioritaire depuis de nombreuses années, sans succès jusqu’ici.
Jusqu’ici, les services de l’Éducation Nationale n’ont jamais accédé à cette requête commune.
Moyens supplémentaires
Pourtant, ces établissements se trouvent pourtant dans le périmètre du Quartier prioritaire de la Ville (QPV).
« En France, seules 500 écoles sur 6700 sont en Quartier prioritaire de ville sans être en Éducation Prioritaire, et Agde fait partie de ces 7% d’oubliés », s’agace Emmanuel Rassat, enseignant et représentant du syndicat Sud Education en Agde, que nous avons rencontré sur place, à l’occasion de ce rassemblement solidaire.
Du nouveau dans l’Éducation prioritaire cette année
Le ministre de l’Éducation Nationale, Pap Ndiaye, a annoncé début janvier 2023 une remise à plat de la carte de l’Éducation prioritaire. Les parents d’élèves et enseignants d’Agde espèrent à cette occasion passer en Rep+, et pouvoir bénéficier des moyens supplémentaires (classes dédoublées, formations…) qui leur seraient alloués pour améliorer les conditions d’enseignement.
Plus d’une centaine d’enseignants et parents d’élèves ont organisé un pique-nique solidaire pour soutenir une nouvelle fois la demande de passage en Réseau d’éducation prioritaire (Rep+), mercredi 24 mai 2023.
Ils multiplient donc les actions : réunions publiques, pétition, demande de rendez-vous, courriers à l’administration de l’Éducation nationale, au ministre, aux élus du département, aux députés… et ce pique-nique solidaire, cordial mais déterminé.
Le jardin de la Croix Rouge, à Montagnac, soutient les personnes en réinsertion, par l’intermédiaire du maraîchage biologique.
Horaires adaptés, vente au détail, formations en maraîchage biologiqueou formations dans tout autre domaine… une vingtaine de salariés et de responsables font fonctionner ce lieu solidaire.
Les élèves de l’école maternelle publique Jules-Ferry se cultivent chaque semaine au jardin solidaire de la Croix Rouge, à Montagnac.
Maraîchers en herbe
Depuis cette année, de nouvelles pousses y ont fait leur apparition : les élèves de l’école maternellepublique Jules-Ferry de Montagnac. Ils se rendent chaque semaine avec une enseignante au jardin de la Croix-Rouge.
Les responsables du jardin leur laissent à disposition une serre dans laquelle ils apprennent à faire pousser toute sorte de légumes. Un retour à la terre qui éloigne les enfants des écrans, se félicite la directrice de l’école Magali Bilhac, qui déplore des difficultés d’apprentissage chez certains enfants qui passent trop de temps devant ces écrans.
Pour les gérants du jardin solidaire, la venue de ces jeunes élèves est un bulle rafraîchissanteet un projet de plus pour faire vivre les lieux.
Cette visite nous invite à regarder depuis la rue la composition des façades, par une analyse de l’évolution des aspects d’un village du Pays Coeur-d’Hérault et des maisons vigneronnes du Moyen-Age à nos jours. Dominique Gannibenc brosse un tableau général de l’évolution de la viticulture en Languedoc.
Alix Audurier-Cros explique, lors d’une pause au delà du grand porche, comment les habitations du centre médiéval de Nébian, village fortifié par une imposante enceinte, étaient alignées, mitoyennes et de taille assez limitée, due aux petits moyens des habitants. Un arrêt devant les murs en moellons montre que les matériaux utilisés étaient prélevés localement (moellons de calcaire ou de basalte; galets de rivière disposés en couche ou en blocage..). Le « fruit »de la base des murs témoigne encore d’un souci de stabilité de la construction. Le « magasin » au rez de chaussée a été transformé souvent en cave puis plus récemment en logement losque la taille le permettait. L’observation de la modénature des façades a montré une certaine recherche dans les décors et compositions des portes et des baies, associée à la construction de la première couronne autour du centre-ville ancien de Nébian.
Une pause autour de la fontaine publique « hors les murs » permet d’insister sur le fait que l’eau potable était acheminée vers celle-ci depuis des sources captées proches du village et que l’eau courante moderne n’est arrivée qu’au milieu du XXe siècle dans les maisons.
Ensuite, le desserrement des habitations, à l’extérieur du village ancien, a traduit un développement économique nouveau et l’émergence de caves indépendantes des logis, phenomènes dus au développement de la monoculture de la vigne, dans la deuxième moitié du XIXe siècle.
Enfin au XXe siècle, un nouveau changement de l’habitat s’est produit avec les modifications des maisons vigneronnes (changement d’utilisation des caves en garages) dues à l’ évolution de l’agriculture et à la réduction des surfaces viticoles. La forte demande de parcelles constructibles a conduit ensuite à l’extension des zones pavillonnaires et à l’arrivée de nouveaux habitants originaires de nos villes ( « néo urbains ») ou de l’étranger, venus en touristes. Actuellement, les plans locaux d’urbanisme visent à regrouper les habitats, notamment en diminuant les tailles des parcelles pour accroître la densité et en poussant à la rénovation de l’habitat ancien.
Un millier de manifestants a accueilli le président de la République, Emmanuel Macron, à Ganges, jeudi 20 avril 2023. (photos : Carla Dieudé et Xavier Terrien).
Un reportage à écouter ici :
Ganges, 10h30, jeudi 20 avril 2023.Une heure environ avant l’arrivée du président de la République. Emmanuel Macron a choisi un collège héraultais pour annoncer plusieurs mesures pour l’enseignement, accompagné de son ministre de l’Education nationale et de la jeunesse, Pap Ndiaye, et de la secrétaire d’État chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire, Patricia Mirallès.
Le collège Louise-Michel,avec ses 625 élèves pour 24 classes, est identifié par l’Elysée comme « un établissement qui s’est saisi de ses projets [et qui] dans le cadre des conseils nationaux de la refondation territoriaux a créé une dynamique ». Exemple que le président entend généraliser.
Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures, dont l’augmentation socle de tous les enseignants sans condition « de 100 euros à 230 euros », lors de son déplacement au collège Louise-Michel, à Ganges.
Coupure de courant
Une nouvelle coupure de courant à son arrivée revendiquée par la CGT, l’a forcé à improviser la réunion dans la cour du collège, le CDI étant plongé dans le noir. Il a alors annoncé un investissement de l’Etat de 3 milliards d’euros à la prochaine rentrée scolaire, notamment pour augmenter la rémunération des enseignants. Une augmentation socle, sans condition, de tous les enseignants « entre 100 et 230 euros (net) en plus par mois ».
Le président de la République Emmanuel Macron, accompagné du ministre de l’Education Pap Ndiaye et de la secrétaire d’Etat Patricia Mirallès, écoutant des élèves, des parents et des enseignants du collège Lousie-Michel, à Ganges, jeudi 20 avrils 2023.
De 100 € à 230 € d’augmentation pour tous les enseignants
Hausse accompagnée d’une augmentationsupplémentaire pour celles et ceux qui accepteront le pacte (des missions supplémentaires basées sur le volontariat), qui pourrait aller « jusqu’à 500 euros par mois ».
Des annonces accueillies avec scepticisme par les enseignants sur place. « On attend de voir ! », a réagit Julien Bernard, professeur d’anglais qui a pu échanger avec le Président.
Julien Bernard, professeur d’anglais au collège Louise-Michel.
Annonce accueillie avec scepticisme
Sébastien Rome, député Nupes de la 4e circonscription de l’Hérault dont Ganges fait partie, salue lui aussi l’exemplarité du collège Louise-Michel et les projets mis en place par l’équipe enseignante, mais il dénonce ces mesures « contraignantes pour les enseignants ».
L’ancien directeur d’école avait accueilli quelques minutes plus tôt Emmanuel Macron en lui offrant un livre sur les Camisards, « qui ont combattu contre le Monarque absolu ».
Un millier de manifestants a accueilli le président de la République, Emmanuel Macron, à Ganges, jeudi 20 avril 2023.
Gaz lacrymogène vs casseroles
Pendant ce temps, un comité d’accueil d’un millier de manifestants environ attendait Emmanuel Macron dans les rues du village. Des gendarmes avaient [saisi] les casseroles de certains manifestants venant sur le site, au nom d’un arrêté préfectoral : tollé, suivi d’un démenti de la préfecture de l’Hérault dans la foulée. L’arrêté (ci-dessous) ne mentionne pas en effet le mot casserole, mais interdit sur le site les dispositifs sonores.
Des casseroles sont toutefois parvenues jusqu’au rassemblement, avec des échanges par ailleurs musclés au niveau des barrages de CRS, bloquant les manifestants à quelque 500 mètres du collège. Des échanges de gaz lacrymogène, et autres lancers de pommes de terre et d’œufs ont émaillé la manifestation.
Embouteillages
Les manifestants ont ensuite bloqué l’avenue de l’Europe, vers 15h, pour gêner le retour du président de la République, provoquant quelques kilomètres de bouchons.
Mais celui-ci était déjà en route vers Pérols, pour une marche dans la ville, loin du millier de manifestants qui l’attendait.
Il a ensuite repris l’avion pour quitter le département. Laissant derrière lui « quelques » mécontents, loin d’être apaisés…
Invité:Patrick Fleith, APNEE, Association Pouzols Nature et Environnement
Diffusion: vendredi 7 avril 2023 à 10h00
Re-diffusion: dimanche 9 avril 2023 à 19h15
avec les jeunes de la mission locale jeune du Pays Coeur d’Hérault, accompagnée par Kelly Bergé
Technique: Marie Laloum et Axel Sauvajon
Animateurs: Hubert de Bon et Alix Audurier-Cros
Ce reportage dans les anciennes carrières d’extractions de matériaux alluvionnaires (sables, graviers, roches..) de Pouzols présente un site industriel une vingtaine d’années après la fin de son exploitation. P. Fleith, naturaliste, a décrit depuis de nombreuses années la faune, la flore, le fleuve Hérault et le sous-sol de son village, notamment dans le cadre de l’Atlas de la biodiversité communal de Pouzols. Il anime la visite organisée en 5 points:
la partie où l’ancienne carrière est laissée en friche avec la visite d’un trou d’eau présentant notamment des bauges de sangliers et des trous de ragondins,
les aménagements faits par l’ancien exploitant : des plans d’eau avec l’installation d’une école de pêche,
le passage au bord du fleuve Hérault,
l’observation des étangs qui se sont reboisés naturellement avec une végétation luxuriante, en cours d’eutrophisation,
l’aire terrestre éducative gérée avec les élèves de l’école primaire de Pouzols qui illustre ente autres, de façon spectaculaire la faiblesse de la pluviosité depuis deux ans.
Les échanges entre les jeunes participants (tous des petites villes et villages avoisinants) et P. Fleith, ainsi qu’avec tous les participants techniciens et accompagnateurs démontrent l’intérêt et la volonté des Héraultais de mieux connaître leur environnement naturel et la vie qui s’y développe pour mieux le respecter.
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