Diffusion : Vendredi 10 juin 10h
Rediffusion : Dimanche 12 juin 19h15



Diffusion : Vendredi 10 juin 10h
Rediffusion : Dimanche 12 juin 19h15
Invité : Bertrand Schatz, écologue, UMR CEFE, CNRS, Montpellier
Diffusion: vendredi 3 juin 2022 à 10h00
Re-diffusion: dimanche 5 juin 2022 à 19h15
Animation : Alix Audurier-Cros
Nous recevons Bertrand Schatz, chercheur au CEFE (Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive), du CNRS (Centre national de Recherche Scientifique) à Montpellier. Après avoir rappelé sa formation et comment il est devenu chercheur, Bertrand Schatz aborde les problèmes actuels des abeilles, notamment la diminution de sa population : l’abeille domestique, celle qui est élevée par les apiculteurs pour produire du miel, mais surtout les abeilles sauvages (800 espèces); toutes ces espèces sont des insectes pollinisateurs. En particulier, il cite l’abeille noire –une abeille domestique- et les ruches troncs, patrimoine apicole des Cévennes.
Ensuite, de l’abeille, il passe aux insectes pollinisateurs en général ; il nous décrit son travail sur l’écologie de la pollinisation et l’évolution des interactions entre les plantes et les insectes et la conservation de ces communautés plantes et insectes. La pollinisation est nécessaire à la production agricole mais aussi au maintien de nombreuses espèces végétales dans le monde entier. On peut citer par exemple, les orchidées sauvages de la zone méditerranéenne, étudiées par Bertrand Schatz.
La pollinisation n’est pas assurée uniquement par les abeilles mais par beaucoup d’autres insectes et d’autres animaux. Directeur du projet Pollinéco, il rapporte le constat de la perte de 40% des insectes en Europe, ce qui devient une menace pour la production agricole et le maintien de la biodiversité. Il insiste sur les résultats obtenus et la nécessité de mettre en œuvre des mesures conservatoires dans un premier temps et pour le plus long terme, des changements de pratiques non seulement agricoles mais aussi de notre comportement quotidien habitant de cette planète terre.
Pour en savoir plus :
https://www.researchgate.net/profile/Bertrand_Schatz/contributions/?ev=prf_act
Ameline Lehébel-Péron, Daniel Travier, Alain Renaux, Edmond Dounias et Bertrand Schatz, « De la ruche-tronc à la ruche à cadres : ethnoécologie historique de l’apiculture en Cévennes », Revue d’ethnoécologie, 2016, mis en ligne le 01 juillet 2016, consulté le 01 juillet 2016. URL : http://ethnoecologie.revues.org/2531 ; DOI : 10.4000/ethnoecologie.2531
https://www.cefe.cnrs.fr/fr/recherche/ines/ibt/889-c/271-bertrand-schatz
Diffusion : Vendredi 13 mai 10h
Rediffusion : Dimanche 15 mai 19h15
En ce mois de mai, je vous emmène à Berlou (près de St Chinian, mais sur un terroir de schistes) à la rencontre de Michel Bouisseren, jeune vigneron de près de 60 ans, récemment installé sur ces terres, après une vie dans le prêt-à-porter.
C’est une émission exceptionnelle que je vous propose, entièrement en reportage, dans la cave du domaine Terre Ensems à Berlou et dans ses vignes qui offrent une vue imprenable sur le Caroux.
Michel Bouisseren nous raconte ce changement un peu fou de vie, décidé il y a 5 ans, avec sa compagne Krystel Costes, fille de viticulteurs du Faugérois, comment, lui l’indécrottable montpelliérain, s’est amouraché de ce coin au point de construire un appartement au-dessus de sa cave et de la passion pour ses vignes, malgré la dureté du travail physique.
A la cave, il travaillent toutes ses cuvées en mono-cépage, même quand certains raisins, comme le mourvèdre, sont un peu capricieux, et qui après 1 année en amphore deviendront la cuvée L’Amphoirée.
Notre reportage s’achève chez Thierry Guichard caviste à Valras-Plage (La Part de l’Ange) pour une dégustation des cuvées de Michel Bouisseren.
Diffusion : Vendredi 8 avril 10h
Rediffusion : Dimanche 10 avril 19h15
Installés depuis 6 ans près de St Chinian, les vignes à Puisserguier, la cave à Quarante, Nathalie Guillevic et Etienne Granier (Domaine Les petites mises) nous racontent leur histoire de conversion. Leur découverte des vins natures dans un magasin bio près de Valence, où Nathalie travaillait, les dégustations passionnés chez des vignerons, et un jour, poussés par Marc Salerno (Domaine Cadavre Exquis dans le Lubéron), le grand saut.
Ils bichonnent leur petite propriété – des vignes en bio depuis 30 ans – avec très peu de mécanisation et absolument aucun intrant à la cave. La vinification se fait dans des dames-jeannes de 54 litres, comme le faisaient les anciens, des bombonnes qu’on ne trouve plus qu’en Italie, et qui donnent à leur cave une esthétique toute particulière.
Dans ce numéro, Frédéric Lamboeuf nous fait aussi découvrir l’approche 100% naturelle de Christine et Eric Marc, chevriers à Neffiès et Corine Escaffit nous emmène en Géorgie sur les pas d’Alice Feiring, et de son livre Skin contact – Voyage aux origines du vin nu aux éditions Nouriturfu.
Un débat de la présidentielle s’est tenu mardi 8 mars 2022, au théâtre Le Sillon, à Clermont-l’Hérault.
Sept représentants locaux de candidats (députés, maire ou conseillers notamment) ont répondu à l’appel de Midi Libre, Radio Lodeve et Radios Pays d’Hérault.
Ils ont confronté leurs idées autour de plusieurs thèmes de la campagne : le pouvoir d’achat, la santé, l’environnement ou encore l’agriculture.
Un débat animé par Olivier Biscaye, rédacteur en chef de Midi Libre, en partenariat avec Radio Lodève et Radios Pays d’Hérault.
Diffusion : Vendredi 11 Mars 10h
Rediffusion : Dimanche 13 Mars 19h15
En ce mois de mars 2022, nous vous emmenons à la découverte de Thierry Arcier, Domaine Perdigaïre à Saint-Pargoire.
C’est dans l’ancien cinéma de la commune que Thierry Arcier a élu domicile pour faire depuis 6 ans des vins vivants et sans trucage. Revenu dans l’Hérault au début des années 2000, il a repris des vignes familiales, que ses parents et grands-parents cultivaient le dimanche, et s’est passionné pour l vie de paysan. Formé au CFPPA de Montpellier, c’est surtout en autodidacte que cet ancien étudiant en économie apprend son métier. D’abord la vigne, pour laquelle il se débarrasse progressivement de tout produit chimique, puis le vin, qu’il fait d’emblée sans aucun intrant ou presque.
Si ses cuvées sont essentiellement le fruit d’un cépage et d’une parcelle, il compose sa vie avec un peu de diversification agricole (huile d’olive, jus de fruits, vinaigre) et un engagement militant à la Confédération paysanne. Mais c’est le vin qui lui tient à cœur, et la requalification de cet ancien cinéma en cave et chai et, bientôt, il l’espère en caveau de réception.
Thierry Arcier nous raconte tout ça dans Glouglou, en compagnie de Frédéric Lamboeuf (Picamandil à Puissalicon) et Thierry Guichard (La Part de l’Ange à Valras-plage), ce vendredi 11 mars à 10h, rediffusion le dimanche 13 mars à 19h15, sur Radio Pays d’Hérault et RPH Sud.
Diffusion : mardi 15 février 2022 à 13h
Rediffusion : samedi 19 février 2022 à 15h
Cette émission « Territoire en mouvement » est en partenariat avec la Communauté de Communes du Clermontais.
Lors de la conférence de presse du 8 février 2022, Claude Revel, président du Clermontais depuis 2 ans, a annoncé les orientations à venir sur le territoire. Les grands axes sont : durables, en développement, de rencontre et de gouvernance.
Le projet de territoire est orienté sur les thèmes suivants :
Plus d’informations sur le Site du Clermontais
Photo en une : Francis BARDEAU, Maire de Nébian , vice-président délégué aux ressources humaines et aux finances – Claude REVEL, Maire de Canet, Président de la Communauté de communes du Clermontais – Marie PASSIEUX, Conseillère Municipale de Clermont l’Hérault, vice-présidente déléguée à l’habitat, aux bourgs centres et cœurs de villes et Conseillère Départementale – Joseph RODRIGUEZ, Maire de Saint-Félix-de-Lodez, vice-président délégué à l’eau et la GEMAPI
Diffusion : Vendredi 11 Février à 10h
Rediffusion : Dimanche 13 Février à 19h15
Ce mois-ci Glouglou va à la rencontre de Régis Pichon à Aspiran.
Après une première vie de sommelier et de caviste, Régis et sa femme Christine ont quitté Paris en 2003 pour acquérir 7 ha de vignes et créer le domaine Ribiera.
Après presque 20 vendanges, Régis Pichon affine ses pratiques et sa méthode de travail. Il a rapidement converti le domaine en bio, et se passe aujourd’hui de tout intrant à la cave. S’il a commencé par faire des vins complexes, riches, combinant maturité, macérations longues et élevages en barriques, il cherche aujourd’hui à épurer ses cuvées et à gagner en finesse. Ses macérations n’excèdent plus six jours et il ne presse pas ses cuves, se contentant de la libération naturelle des jus. Son maitre mot est la recherche de l’équilibre.
Il nous raconte tout ça dans Glouglou, en compagnie de nos chroniqueurs habituels, Corine Escaffit (Au Vin Vivant – Sète) et Frédéric Lamboeuf (Picamandil – Puissalicon), mais aussi d’Hervé Chabert son ami œnologue avec qui il partage une petite activité de négoce, et qui lui, par ailleurs, tient, avec sa femme Aurore Baconnais, le Café de la Poste à Aspiran.
Invitées:
Elisa TASCHEN, microbiologiste, INRAE, Montpellier
Marie GIRAUD, paysanne, les Semeurs du Lodévois – Larzac
Diffusion: le vendredi 4 février 2022 à 10h00
Re-diffusion: le dimanche 6 février 2022 à 19h15
Animateurs: Hubert de Bon et Alix Audurier-Cros
Technique: Axel
Nos deux invitées Elisa Taschen, chercheuse, et Marie Giraud, paysanne, productrice de semences dans les Hauts Cantons de l’Orb au Bousquet d’Orb, vont expliquer comment après des parcours professionnels très différents, elles se sont rapprochées pour travailler ensemble sur l’oignon de Tarassac. Productrice maraîchère depuis plus de 40 ans en agriculture biologique, Marie a toujours porté un soin primordial au sol. Suite à une conférence d’un chercheur, elle a découvert que parmi tous les organismes du sol, les champignons du sol jouaient un rôle essentiel dans le développement des plantes. Elisa a fait son travail de thèse sur la truffe, champignon souterrain.
Avec une équipe rassemblant chercheurs et paysans, elles ont participé à un projet de recherche collaborative: objectif, moyens, observations au champ et au laboratoire ont été définies ensemble et réalisés fidèlement suivant le protocole. Il s’agit de comparer les effets des modes de culture et des modes de sélection sur les aptitudes des variétés d’oignons à utiliser les champignons du sol qui vivent en symbiose avec les racines des plantes, les mycorhizes. L’oignon de Tarassac, variété sauvée par les Semeurs du Lodévois-Larzac il y a plusieurs décennies, cultivé depuis en agriculture biologique est comparé à des oignons sélectionnés en culture conventionnelle avec engrais et pesticides chimiques. Chercheuse et paysanne insistent sur la nécessité de développer des collaborations étroites et équilibrées entre recherche et production agricole, pour répondre aux enjeux actuels de la transition écologique en agriculture.
Les endomycorhizes, filaments et arbuscules d’une racine d’oignon vue au microscope (sur la photo, ce sont les petits amas violets dans les cellules, les cellules ayant une forme rectangulaire).
Racines d’oignons à l’issue de la pépinière.
Pour en savoir plus:
Marc-André Selosse. 2017. Jamais seul. Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations. 437 pp
https://www.umr-ecosols.fr/
https://www.semencespaysannes.org/boutique/produits/de-l-oignon-de-tarassac-semence-paysanne.html